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Le rapport de Denys Ribas nous montre à quel point l'intrication pulsionnelle dépend de la fonction maternelle. En parlant de « mère intricante », il utilise une expression heureuse, jusque dans le jeu de mots « intricante-intrigante » qui résume de façon concise les variations que subit l'investissement d'un enfant par une mère qui n'en reste pas moins femme.
La mère est certainement « intrigante » avant d'être « intricante ». La fonction d'intrication pulsionnelle jouée par une mère pour son enfant, permettant à celui-ci de supporter son absence et de supporter d'être désinvesti transitoirement par elle, est en effet déterminée par l'intrigue amoureuse dont cet enfant est issu et évincé en même temps.
« Issue du plaisir sexuel adulte, (la fonction maternelle) en est aussi le renversement », écrit Michel Fain. Dans des considérations critiques vis-à-vis d'une conception trop vertueuse de la fonction maternelle, il rappelle fort opportunément que « dans des conditions optima la scène primitive précède la création d'un nouvel individu qu'elle exclut simultanément »1.
En accord avec ce point de vue2, je pense qu'il ne faut pas prendre la mère « intricante » pour une sainte. Le désir périodique de recommencer la scène primitive conflictualise forcément la fonction maternelle.
C'est souvent quand l'enfant dort que la scène se renouvelle, et, dès les