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L'intérêt premier des congrès des psychanalystes de langue française actuels est de permettre que le débat engagé autour de l'ajustement de la psychanalyse aux états de souffrance narcissique-identitaire se poursuive d'année en année en explorant différents de ses aspects selon la perspective des rapporteurs. Le congrès lui-même étant alors le moment où le débat, souvent médiatisé par l'écrit, prend une forme plus directe, celle d'un dialogue, d'un débat « à chaud ». Ce congrès ne déroge pas à la règle, et les différents rapports présentés ouvrent tous de larges perspectives dans ce débat crucial pour la psychanalyse d'aujourd'hui, aussi bien celle qui est de langue française que celle qui se déploie sur la scène internationale. Même si, en effet, les auteurs anglo-saxons référentiels sur ces questions ne sont pas présents de fait parmi nous, ils sont néanmoins présents dans les coulisses de notre réflexion collective, soit par l'utilisation des concepts qu'ils ont proposés comme celui de transformation ou de transitionnalité, soit à l'inverse parce qu'une partie du débat est en fait dirigée en fonction des positions qu'ils ont pu prendre. En somme notre débat n'est pas seulement intelligible en fonction des seuls participants présents, il implique des tiers, il possède une histoire, des corespondances actuelles et historiques. Encore une fois, dans ce contexte, l'intérêt des rapports est de collecter les problèmes sous une certaine forme qui facilite la saisie des difficultés et des questions au travail entre nous. En ce sens notre assemblée peut remercier et féliciter les différents rapporteurs, ils ont bien rempli leur office de problèmatisation, et cela au-delà, bien sûr, de leur apport spécifique, ce qui facilite l'élaboration collective.
Plutôt que de prendre de front les questions ainsi introduites, je préfère adopter une orientation transversale pour ressaisir, à ma manière, ce qui dans les rapports a fait écho avec l'état actuel de mes propres réflexions. Je