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« Une illusion n'est pas la même chose qu'une erreur, elle n'est pas non plus nécessairement une erreur. »
Je pense qu'il faut savoir gré à la RFP d'ouvrir un nouveau et assez libre débat sur ce qu'on appelle habituellement, et de façon bien souvent illusoire, l' « homosexualité ». Il paraît en effet bien utile pour un psychanalyste de ne pas se borner à suivre les contorsions défensives d'une opinion publique qui ne tient surtout pas à se mettre en question dans les jugements parfois trop rapides qu'elle avance. Un psychanalyste se doit de sortir d'un ronronnement coutumier saupoudré d'une pseudo-« largesse d'esprit » constituant en réalité une sorte de dénégation protectrice. Il s'agit pour trop de gens de masquer la peur de s'aventurer dans une connaissance plus profonde des véritables problèmes posés. Problèmes qui concernent, bien sûr, tous les humains. La peur aussi d'afficher une tendance latente trop vite réprobatrice et qu'il ne serait plus de bon ton, de nos jours, de laisser percer sans risquer de se voir aussitôt taxé de « demeuré » voire de persécuteur. Un psychanalyste, de par sa formation personnelle, doit être en mesure de se sentir plus à l'aise avec son Préconscient. Il lui appartient de rechercher la meilleure clarté conceptuelle possible et il ne peut s'en tenir seulement aux aspects manifestes, superficiels et comportementaux mis en avant à propos de l' « homosexualité » et sur lesquels on fixe d'emblée la discussion. Dans ce domaine comme dans les autres, qu'il s'agisse de pathologie ou de simple originalité caractérielle, la psychanalyse a toujours vu la somme de ses connaissances augmenter en partant des bases métapsychologiques et psychogénétiques freudiennes rattachables au fond même du problème véritablement posé.