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« Lorsque tu seras dans ton lit, que tu entendras les aboiements des chiens dans la campagne, cache-toi dans ta couverture, ne tourne pas en dérision ce qu'ils font, ils ont une soif insatiable de l'infini comme toi, comme moi, comme le reste des humains à la figure pâle et longue. »
C'est une patiente ayant une relation avec une femme depuis trois ans et commençant un travail psychothérapique à deux séances hebdomadaires, qui m'évoque ainsi la nécessité d'une fonction substitutive maternelle et la direction transférentielle prévalente de notre travail. Le lien homosexuel primaire et secondaire à la mère a été défectueux, laissant une lacune narcissique majeure. Si la rencontre amoureuse peut constituer une réouverture de la problématique libidinale en permettant une réintrication narcissique et objectale, elle peut aussi aller à l'encontre de cette fonction transitionnelle et processualisante (fonction étudiée par É. Kestemberg au sein de la crise adolescente). Le lien homosexuel, remplaçant le lien maternel ou poussant à l'addiction, peut alors se pérenniser, il ne peut plus « passer ». L'alternance d'effondrements dépressifs, la violence paranoïde, les oscillations maniaco-dépressives, les accès d'angoisse dépersonnalisants signent la potentialité psychotique. La relation désormais ne trouvera une nouvelle homéostasie narcissique qu'à se perversifier. Réactualisation, répétition, reviviscence seront le