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Dans Le psychanalyste pendant la séance, Patrick Miller pose la question de l'écoute analytique et de l'engagement du psychanalyste à partir de son travail sur les affects éprouvés en séance. Il soulève la question de la liberté ou de l'aliénation à travers une réflexion qui s'inscrit dans une filiation analytique et un intérêt pour la transmission de l'analyse. Pour l'auteur, c'est en s'inscrivant dans une lignée reconnue que l'on pourra exercer l'analyse et former de futurs analystes dans le respect de l'autre, notion chère à Micheline Enriquez, lorsqu'elle étudie ce qu'elle appelle la clinique des rapports entre analystes.
Patrick Miller se réfère en premier lieu à Freud, bien évidemment, en suivant sa découverte des concepts fondamentaux et son élaboration de la technique analytique : neutralité et attention flottante. D. W. Winnicott occupe également une place de choix dans cet ouvrage, en particulier pour l'exposé de son travail en séance, son implication personnelle, ses affects reconnus et élaborés, sa réflexion sur la transitionalité. L'apport théorique de Lacan est aussi évoqué avec un questionnement fondamental sur l'abus de pouvoir et la transmission de la transgression. Ceci nourrit la réflexion entamée sur la filiation et nous mène à l'élaboration de Micheline Enriquez et à la recherche de Piera Aulagnier sur l'interprétation juste qui tient compte de la réalité psychique de l'objet.
Les thèmes sont posés : filiations psychanalytiques, identité du psychanalyste, affects — amour, détresse, douleur, haine —, altérité et, de ce fait, transitionalité et respect dû à l'autre.
Dans son travail avec l' « Homme aux rats », Freud en viendra à exprimer à celui-ci que l'analyste, comme le patient est assujetti à des lois et que