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Dans L'enfant du jour, l'enfant de la nuit, je ne vois pas de « désordre clinique », comme Rémy Puyuelo me l'écrit en exergue à la dédicace de son livre, mais un « effort de mise en ordre » clinique et de mise en théorie qui se dégage des controverses habituelles concernant la psychanalyse de l'enfant.
J'ai lu, dans ce livre, la crainte d'un psychanalyste soucieux de ne pouvoir transmettre au travers de l'écrit la richesse de son expérience de l'analyse d'enfant et de ses soubassements théoriques ; le témoignage d'un homme qui craint de ne pouvoir tout à la fois « voir et entendre » la douleur, la souffrance des carences et blessures narcissiques de ses patients, de ne pas reconnaître l'enfant en lui-même.
J'y ai entendu l'écho d'une perméabilité à cette souffrance retravaillée par une constante élaboration contre-transférentielle et des échanges intérieurs et permanents avec les collègues : maîtres et amis.
J'y ai vu le fruit d'une longue expérience institutionnelle et de cure individuelle, structurée par la réflexion théorique et le travail d'écriture, soulagée par des respirations poétiques et des aller et retour de la peinture à la pensée de grands plasticiens.
Au travers de ce cheminement personnel et original, dès les premières pages Rémy Puyuelo cherche à nous sensibiliser à la difficulté commune à la mise en mots de tout processus analytique, mise en mots qui tente de : … « donner forme à l'informe »2…
Écriture qui est un « instrument de la cure », une source d'interrogations dans l'économie psychique de l'analyste et dans l'échange, tant avec le patient