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« Les passions causent nécessairement certains mouvements dans les humeurs ; la colère agite la bile, la mélancolie et les mouvements des humeurs sont quelquefois si violents qu'ils renversent toute l'économie du corps et même causent la mort. »
« La peau, prise comme premier support des signes chez nos ancêtres de la préhistoire et dans les sociétés non occidentales, a beau avoir délégué son office à la paroi, au panneau ou à la toile, elle reste sensible comme une sorte d'inconscient corporel de la création artistique, qui n'a jamais succombé totalement au refoulement. »
Le 27 mai 1917, Georg Groddeck écrit sa première lettre à Sigmund Freud1. Il commence par faire amende honorable pour avoir jugé de façon cavalière la psychanalyse qu'il ne connaissait pourtant que par ouï-dire2. Son autocritique s'applique également à une ambition malvenue : convaincu d'être depuis 1909 le découvreur des grands principes psychanalytiques (à l'aide seulement du transfert et des refoulements d'une patiente), trop bouleversé en 1913 par la Psychologie du quotidien (sic) et L'interprétation des rêves pour en achever la lecture, il poursuit ses traitements psychiques de maladies organiques dans son sanatorium de Baden-Baden quand, en 1916, il relit les