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À notre époque où le relativisme est devenu synonyme de valeur collective et où l'histoire a cessé de porter l'idée de progrès, comment penser la beauté ? La vérité ? Le sens ?
Quelles que soient les définitions que nous adopterons, nous constatons un fait essentiel : la postmodernité, par la tâche importante à laquelle nous nous sommes attelés, nous met devant une inquiétante étrangeté.
L'intérêt archéologique de Freud (1910) m'a toujours interrogé ; il n'est pas seulement la métaphore qui définit la passion de Freud pour l'objet psychique indestructible, puisque dans l'inconscient rien n'est oublié, mais aussi la conviction que « d'importantes analogies biologiques nous ont préparé à admettre que l'évolution psychique individuelle répète en abrégé le cours de l'évolution de l'humanité ». C'est une pensée forte qui nous entraîne vers l'héritage archaïque et sur les traces de l'originaire. Nous sommes ainsi invités à construire un récit, par retour à l'image qui devra répondre à la question : Qu'est-ce que l'image nous fait connaître aujourd'hui ? Quelle est sa fonction ? Quelle est sa force ?
Peut-on alors envisager que le musée privé de S. Freud ait eu fonction, par sa figurabilité, de témoigner, maintenir actuel ce que l'héritage nous a légué comme témoignage de la force créatrice, la pulsion sexuelle présente dès l'origine, toujours en quête d'objet qu'elle rencontre et qu'elle crée ellem-ême ?
Pouvons-nous aujourd'hui nous approprier ce qui fut hier pour être aujourd'hui, et ceci individuellement et collectivement ?
L'Archéologie est l'exploration d'un site de jadis et qui nécessite non seulement la pratique d'une méthode scientifique, mais aussi l'exercice de la fonction interprétative.