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En septembre 1922, S. Freud, lors du Congrès de Berlin, propose aux psychanalystes un concours sur le thème : « Rapport de la technique avec la théorie analytique. Doit être examiné dans quelle mesure la technique a influencé la théorie et jusqu'à quel point à l'heure actuelle l'une et l'autre se favorisent où se gênent mutuellement. » Ce concours était le premier ouvert. Il était doté d'un prix de 20 000 marks, somme considérable si l'on se souvient que les prix précédents (, ) qui récompensaient des travaux de valeur librement proposés par des psychanalystes n'étaient que de 1 000 marks. Le prix devait être décerné par un petit groupe comprenant Freud, Abraham et Eitingon. Personne ne répondra directement à cette sollicitation. Pourtant, elle aura des effets très importants concernant aussi bien la pratique psychanalytique que le rôle de l'institution et, surtout, que les rapports entre Freud, Rank et Ferenczi. Mady Jeannet-Hasler, psychanalyste à Neuchâtel, en étudiant les textes dans leur langue d'origine, a été intriguée par cet épisode peu connu de l'histoire de la psychanalyse qui se situe après le tournant des années 1920 où Freud non seulement a renouvelé sa théorie, mais encore commence à s'intéresser davantage à la production de la connaissance qu'à la thérapeutique. Elle s'est tellement intéressée à ce moment qu'elle en a fait le sujet de sa thèse dont ce livre est une version remaniée. Avant d'évoquer succinctement les points essentiels de son travail, je voudrais dire d'emblée à quel point je suis d'accord avec ce qu'écrit A. Haynal dans la préface à ce travail :