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Dans les dernières livraisons de l'International Journal of Psycho-Analysis on retrouve deux articles sur les rêves et le langage dans les états psychotiques.
Dans le 5e numéro du volume 82 (2001), Paola Capozzi et Franco De Masi proposent un travail sur La signification des rêves dans les états psychotiques. Considérations théoriques et applications cliniques. L'activité onirique des patients psychotiques a été étudiée par plusieurs auteurs (Mack, Racamier, Bion, Segal, Meltzer, Blechner, Quinodoz…), présentés ici dans une brève revue de la littérature, qui ont exploré l'éventuelle spécificité de l'activité onirique dans ces pathologies. À la lecture de ces écrits, il apparaît que l'affirmation freudienne selon laquelle les rêves sont la « voie royale » vers l'inconscient doit être comprise à la lettre : les rêves ne sont pas l'inconscient, mais la voie qui y mène ; il convient d'accorder une importance particulière au travail du rêve dans les états psychotiques. Aussi, les auteurs remarquent que, si « la validité générale de la conception freudienne traditionnelle sur les rêves n'est pas réfutée, les conditions de son application complète font défaut chez les patients psychotiques » : si le rêve est le produit de la rencontre entre celui qui fait un rêve et celui, à l'intérieur de tout un chacun, qui le « comprend » (ce dernier étant l'intériorisation de la capacité contenante de la mère), ce deuxième personnage fait souvent défaut chez ces patients. Cela confère à leurs rêves un caractère « hallucinatoire » au sens clinique du terme, idée que Bion exprimait en soulignant que les rêves proprement dits sont, eux aussi, issus du travail de la fonction alpha, défaillante chez les psychotiques.
Autrefois, on a pu considérer qu'il est possible de traiter les idées délirantes comme du matériel de rêve, avant que l'approfondissement des recherches psychanalytiques ne nous permette de mieux en saisir les différences ; il s'agit maintenant,