You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le patient, dont il va être ici question, est venu pour résoudre quelque chose de la souffrance que provoque en lui l'inclusion d'éléments intrapsychiques, mais aussi de symptômes, émanant très clairement, on va le voir et l'entendre, d'une problématique de « perversion narcissique ». Il en a honte, il veut y réfléchir avec l'aide d'un psychanalyste.
Cette question peut, me semble-t-il, être travaillée autour de trois axes principaux qui permettent d'en repérer, de façon bien spécifique, le mouvement, à partir du matériel du patient.
Il s'agira :
— De l'affect « brûlant », selon ses dires, qui envahit, à sa conclusion, la scène clé du souvenir de ce jeune homme, affect invasif qui vient péniblement et durablement recouvrir, comme une infiltration en nappe, toute capacité de souplesse de mentalisation chez lui.
— De l'impression résiduelle, dans la même veine, invasive/sidérante, mais moins massivement, qui suit le symptôme, lequel a valeur de mise en acte d'un fantasme personnel.
— Enfin, d'une sensation psychique plus mitigée, où la honte le dispute au dépit, lorsqu'il a le sentiment d'avoir été berné dans sa relation amoureuse, à l'issue de la rupture de celle-ci. Lorsqu'il doit se résoudre à en constater le terme brutal et dépréciateur pour lui, il oscille entre deux séries d'affects violents qu'on pourrait répartir ainsi : la honte d'avoir été si humilié et qui pourrait l'entraîner dans les eaux profondes d'une sévère dépression ; le dépit, avec ses connotations de rage revendicante et de persécution par un autre méprisant, et qui lui permet de rester à la surface, mais de façon vaine et désordonnée, avant que l'étayage et l'éclairage psychanalytiques ne l'aident à se réorienter un peu plus, ultérieurement.