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« Quiconque n'a pas suffisamment de sympathie en réserve pour une chose aura du mal également à la comprendre. »
Racamier s'interrogeait : Oùpourrions-nous rencontrer des pervers narcissiques ? « Bien peu dans notre bureau : un pervers ne désire se soigner que s'il ne l'est pas suffisamment. Encore moins sur le divan du psychanalyste : la démarche psychanalytique et la pente perverse sont antinomiques. »1 C'est la raison pour laquelle il ne nous est pas possible d'introduire par des faits cliniques le présent travail. Toutefois, il nous semble possible d'atténuer cette difficulté. En effet, le recours à des concepts théoriques validés par la pratique psychanalytique pourra nous permettre de limiter un écart clinico-théorique toujours inévitable.
Cette hypothèse de travail est fondée sur :
— la description par Racamier du pervers narcissique masculin2 ;
— les trois phases essentielles des travaux de Freud consacrés à la perversion3.
Cette hypothèse est développée à partir d'un certain nombre de travaux freudiens4, 5 et postfreudiens de psychanalystes français que sont dans l'ordre chronologique : l'article de M. Fain et P. Marty6, l'intervention de