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Wynne Godley, patient de Masud Khan il y a quarante ans, a écrit deux articles sur son expérience. Le premier est paru dans la London Review of Books (du 22 février 2001) et une version un peu abrégée a été publiée dans le Times (du 23 février 2001). J'ai eu le sentiment que ces articles méritaient une réponse.
Je suis très reconnaissant aux nombreux collègues qui m'ont aidé à écrire une lettre : Jennifer et Marcus Johns, Anne-Marie Sandler, Gregorio Kohon, Ron Britton, Mike Brearley, Marylin Lawrence, Chris Mawson, Stephen Gross et un de ses amis journaliste, et Adam Taylor, notre avocat chez Withers, pour ne nommer que quelques-uns. La lettre suivante a été publiée dans le Times du 5 mars :
« Monsieur,
« J'ai lu (dans le Times du 23 février) le récit douloureux que Wynne Godley a fait de son analyse avec Masud Khan, aujourd'hui décédé, avec inquiétude, colère et regret qu'un patient ait été maltraité par un psychanalyste, il y a quarante ans de cela.
« Afin de comprendre la réaction de la Société britannique de psychanalyse à l'époque (Masud Khan en était membre), j'ai parlé à des confrères plus âgés. Bien que des rumeurs aient couru sur les comportements professionnels inappropriés de Khan, il fallait qu'un patient en apporte des preuves car on ne peut engager des poursuites pour faute professionnelle sur la base de rumeurs. Je pense que l'on a tenté d'encourager des patients et ex-patients à porter plainte, mais aucun ne l'a fait. Des confrères qui connaissaient Masud Khan ont dit qu'il pouvait être sensible et plein d'insight. Certains patients se sont sentis aidés par lui. Malheureusement, ses comportements à l'égard d'autres patients étaient totalement inacceptables.
« Quelques mois après la parution de son dernier livre, When Spring Comes : Awakenings in Clinical Psychoanalysis, en 1988, dans lequel il fournit