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25 octobre 2002
La Société britannique de psychanalyse venait d'achever une révision et mise à jour approfondie de son Code déontologique, qui traitait d'abus de psychanalystes à l'encontre de patients, quand la London Review of Books (du 22 février 2001) et le Times (du 23 février 2001) ont publié le récit douloureux que Wynne Godley a fait de son analyse avec Masud Khan, il y a quarante ans. J'étais alors président de la Société britannique de psychanalyse et j'ai pensé qu'une réponse honnête, ouverte et non défensive, qui reconnaissait la réalité des abus de Masud Khan à l'encontre de son patient, s'imposait. Le conseil d'administration de la Société m'a soutenu sans réserves. Dans mes lettres aux deux publications, que j'enverrai séparément, j'ai aussi décrit les règles et procédures qui sont maintenant en place pour tenter de protéger les patients du type d'abus qu'a subi Wynne Godley au cours de la parodie de psychanalyse grotesque et préjudiciable pratiquée par Masud Khan.
De plus, le Comité de déontologie de la Société britannique de psychanalyse a entrepris d'étudier la correspondance et les procès verbaux des réunions du conseil d'administration et s'est entretenu avec les confrères qui étaient actifs à cette époque afin de se faire une idée plus claire de ce qui se passait. Le rapport qui en a résulté a constitué la base de la réunion du 19 juin 2001 à laquelle nos membres sont venus nombreux pour discuter de cette période de notre histoire et réfléchir à ce que nous devrions mettre en œuvre afin de garantir que des patients présents et futurs soient mieux protégés contre des abus de leurs analystes qu'ils ne l'ont été par le passé.