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Laurent Danon-Boileau dans son livre passionnant, Des enfants sans langage, rend compte de son expérience de psychothérapies d'enfant et de ses réflexions théoriques, enrichies par sa double formation de psychanalyste et de linguiste. Il expose et argumente longuement les travaux de divers psychanalystes et de quelques neurocognitivistes.
À propos des troubles de la communication et des troubles du langage, il revisite les catégories nosographiques classiques : troubles du langage, dysphasies, audimutité. Pour les dysphasies, il reprend et réexamine l'opposition troubles de la compréhension et troubles de la production, tout en rappelant que, bien sûr, mal parler et mal comprendre perturbent la relation engagée avec autrui, comme la confiance que vous pouvez avoir en votre propre pensée.
Il rappelle que dans les troubles purement linguistiques, c'est-à-dire avec absence de troubles de la communication non verbale, le langage gestuel est adéquat. De même, la pragmatique linguistique, demandes, manifestations d'affect, pointage, est également en place. C'est la dimension phonologique qui est touchée et de surcroît sur le versant oral. Le trouble du langage est la cause principale des difficultés de l'enfant. Il arrive cependant, quelquefois, que le traitement du phonème à l'écrit soit mieux préservé tant en compréhension qu'en production et que, lors de l'apprentissage de la lecture, certains enfants dysphasiques puissent s'appuyer sur ce nouveau support pour récupérer une certaine aisance à l'oral.
Dans les dysphasies, renvoyant « aux troubles du langage pur », les auteurs opposent habituellement deux polarités. Ils distinguent tantôt le