You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans une grande majorité, les psychanalystes d'aujourd'hui n'expliquent plus les faits psychiques particuliers à une cure analytique par des causalités structurelles ou par des catégories génériques d'une nosographie, pas plus qu'uniquement par des événements de l'histoire infantile. Le général et le particulier se sont émancipés de la théorie de la névrose ; ils sont traités indépendamment de la pathologie.
Mais cela voudrait-il dire pour autant que, au sein des processus constituants de la cure, le nombre des combinaisons possibles, la variété des particularités, sont considérés, aujourd'hui, comme illimités ? Certainement pas. Ce sont les repères qui ont changé. Les descriptions des événements de la séance se font dans un relatif dégagement de leurs relations de dépendance aux trajectoires individuelles et en faveur des effets des principes généraux, des contraintes s'exerçant sur toute vie psychique. Les rapports entre faits analytiques de la séance et faits de la clinique ne sont plus considérés identitaires.
De même, l'interprétation ne se définit plus seulement en fonction des contenus ou des pensées latentes, mais tout autant dans son rapport à la réalité immédiate, effective (Wirklichkeit) de la séance qui possède ses propres qualités, son propre contenu. Ce changement de niveau des explications, leur décentrage de la théorie classique de la névrose, redessine progressivement un nouveau champ de la pratique analytique et il me semble, aujourd'hui, qu'il