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Qu'est-ce que Freud recherche, en 1924, quand il revient à deux reprises, séparées seulement de quelques mois, sur sa tentative d'instaurer une iscrimination précise entre névrose et psychose, en prenant comme point de référence « la perte de la réalité »1 ? Certes, sur un plan manifeste, un repère simple et solide permettant d'étayer une catégorisation nosographique, et cela à la lumière de sa toute nouvelle décomposition topique de l'appareil psychique en trois instances ; en particulier de sa récente différenciation de l'instance du surmoi. De façon plus implicite, il tente une réévaluation de la « monnaie névrotique »2 et un approfondissement théorique des notions de perte et de réalité ; une exploration du rapport existant entre une perte portant sur la réalité perceptive et la réalité d'une perte intrapsychique ; entre le déni de réalité et l'élimination de l'impératif surmoïque.
Dans son premier article, rédigé fin 1923, Freud utilise et applique avec enthousiasme ce repérage schématique à des fins de discrimination nosographique. Puis il invalide sa démonstration dans un second texte rédigé au printemps 1924. Enfin il critique, en 1927, sa double tentative3. En proposant sa série de formules binaires : conflit entre le moi et le ça pour les névroses de transfert, entre le moi et le surmoi pour les dernières nommées psychonévroses narcissiques, et entre le moi et la réalité pour les psychoses, Freud perçoit qu'il vient de faire de la réalité une instance et que, en mettant sur le même plan les différentes instances et la réalité, son approche était vouée à