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Les multiples questions qui se posent déborderaient mes propos, car il faudrait s'entendre sur l'utilisation du concept de névrose, réviser son histoire, comprendre son impact dans le développement de la psychanalyse et surtout réfléchir sur son abandon au profit d'autres notions plus modernes qui semblent s'y substituer et même prétendre s'adapter mieux aux mouvements sociaux qui nous entourent.
L'évolution de la psychanalyse comporterait-elle des changements au point d'oublier les bases sur lesquelles elle s'est assise et de laisser les repères pour devenir fragmentation, nouvelle pratique, nouvelle théorie, nouvelle méthode ; comme un être, métaphoriquement parlant, tout nouveau sans passé, sans ancêtres, sans histoire ?
Les perspectives, comme disait Bion, pour réfléchir à toutes ces données, seraient interminables, car le concept de névrose me semble être une condensation de la nosologie psychiatrique et médicale, de la naissance de la psychanalyse, de sa méthode et de sa pratique.
Dans un travail intitulé « Freud chercheur, de la médecine à la psychanalyse »1, j'essaye de comprendre comment S. Freud a pu abandonner la trajectoire médicale classique, au profit de l'écoute des conflits psychiques, et