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L'homme n'est pas la meilleure réponse à la question de vivre.
Nous ne voulons pas payer le droit de ne plus avoir faim, du risque de mourir d'ennui.
L'appétit d'excitation, la course à l'excitation sont ubiquitaires, partagés par tous. Sans doute cet œcuménisme leur vaut-il d'être négligés, comme allant de soi. En effet, bien au-delà de la satisfaction des besoins élémentaires vitaux, c'est-à-dire de la réduction des tensions créées par les exigences de la faim et de l'amour, nous sommes captifs de cette avidité. De façon plus noble mais bien trop apaisée, il est possible de traiter de ce sujet en termes d'envie, de désir de réaliser, d'appliquer les dispositions, les aptitudes dont nous sommes dotés et celles qui se découvrent au fil du développement organique et culturel. Dans une mesure incertaine l'obéissance à une éthique, la contribution à la civilisation ne sont pas exclues de l'emploi de cette avidité, au moins par périodes, mais sans qu'elle s'en trouve consommée.
Aussi bien illustrer, exemplifier l'appétit d'excitation tiendrait de la gageure : à vrai dire c'est le discernement de ce qui échappe à ses exubérances implicites ou explicites qui est embarrassant, malaisé. En un parcours rapide, nous l'observons à partir des conflictualités quotidiennes banales et des bouleversements vécus, des compétitions sportives de moins en moins anodines jusqu'aux impérialismes des conquêtes de territoires et de monopoles au sein de la société civile. Les appétits affûtent leurs armes, éclatent et c'est la même dramaturgie. La différenciation entre ce qui proviendrait de l'organisation mentale individuelle et ce qui relèverait de celle d'un collectif, d'une foule, demeure qualitativement douteuse. Les acharnements (ardeurs et