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Parmi les différentes questions qui ont animé l'argument d'André Green, il y a celle concernant le statut actuel de la névrose infantile, comme celle concernant le diagnostic ainsi que le pronostic de la névrose de l'enfant.
Cette question ne peut pas ne pas relancer, à vingt-quatre ans de distance, les discussions qui ont eu lieu au sujet du rapport de Serge Lebovici en , « Névrose infantile et névrose de transfert » (S. Lebovici, 1980), non moins que, cette fois à trente-huit ans de distance, les discussions autour de la communication de Samuel Ritvo, au Congrès IPA d'Amsterdam en 1965 (S. Ritvo, 1967). Il s'agit ici de la seconde analyse de Frankie, devenu jeune adulte, après sa première analyse conduite par Berta Bornstein lorsque Frankie était enfant, à la fin des années 1940. Last but not least, toujours en remontant dans le temps, il y a ce qui nourrit toujours les réflexions, nouvelles informations aidant, autour de Hans et de son devenir.
Nous reviendrons à tout cela. Mais d'abord, il paraît utile de rappeler le cadre dans lequel s'inscrivent, et le questionnement d'aujourd'hui et les rappels que je viens d'évoquer.
Comme chacun sait, il serait illusoire de croire que les préoccupations des analystes touchant les cas difficiles ne datent que des toutes dernières décennies. Cela a commencé avec Freud lui-même et ses contemporains. Cependant, au fur et à mesure, il paraît assez clair, au point où nous en sommes en 2003, que l'approfondissement métapsychologique des états limites, des états psychosomatiques, de leurs points d'intersection, comme de leurs points d'exclusion, a eu un rôle essentiel dans une certaine redéfinition de la nosologie psychanalytique, au moins par rapport au tripode névrose/psychose/perversion,