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Jamais la vie ne fut si riche de revoir de rencontre nouvelle et de marche en avant
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Le cas clinique du « petit Hans » a permis à la théorie psychanalytique de faire un pas décisif pour combler le fossé existant entre la pathologie et la normalité, entre la maladie mentale et la santé mentale, avait écrit Anna Freud en 1979.
Une observation d'enfant, que j'eus l'occasion de faire, il y a quelque temps, m'a amenée à réfléchir pour savoir s'il n'était pas légitime, en regardant pour une fois en sens contraire, de considérer à l'inverse le fossé qui sépare la normalité de la pathologie.
J'étais en effet tombée tout à fait par inadvertance de l'autre côté de l'horizon de l'expérience telle que la situation clinique la présente et la détermine habituellement. Dans un contexte hors du commun, s'était déroulée à la fois à côté de moi mais du fait de ma participation, une suite de séquences qui de manière surprenante avait ensuite abouti à une mise en forme. Ce qui avait finalement suscité en moi, entre autres, l'idée qu'il devait exister aussi quelque part le pendant d'une névrose infantile. Dans le cas considéré, rien ne fournissait à une personne extérieure la moindre indication sur la présence d'un trouble pathologique, mais il existait cependant de fugaces indices de limitations qu'on pouvait relier à la névrose infantile.
Cet épisode se serait sans doute aussi vite effacé de ma conscience qu'il y était entré, et serait tombé dans l'oubli, si le commentaire qui l'accompagnait en continu ne s'était pas enfoui en moi, et ne s'était approfondi du fait de l'émotion due à la présence esthétique interrompue de cette expérience. C'est ainsi qu'immédiatement après la rencontre extra-analytique avec une petite