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Ce petit livre qu'il est assez étonnant de voir écrit (enfin) par un psychanalyste se présente comme à la fois finement pensé, richement documenté et plein de charme. O. Flournoy a déjà publié divers ouvrages et plus de soixante articles ou chapitres de recueils dont on va retrouver ici un certain nombre de thèmes directeurs. La profondeur de la réflexion, s'ajoute à l'élégance du style pour témoigner des qualités propres de l'auteur.
Bénéficiant d'une longue pratique clinique et doté d'une subtile capacité de conceptualisation, dans la lignée de ses ancêtres genevois, l'auteur semble se retourner actuellement sur son passé, non seulement d'écriture mais aussi sur son passé d'expérience relationnelle et son passé d'insatisfait de ce qu'on enseigne parfois de façon trop stérilement répétitive dans les écoles psychanalytiques, bénéficiant d'un confortable label de tradition orthodoxe. Et ceci étant dit avec la sobriété très rassurante d'un humour (opérant le plus souvent au second degré) et d'une rigueur dans l'exploitation de références, qui ne peuvent qu'entraîner notre accord avec une certaine façon de comprendre l'analyse. En tant que pratique tout autant qu'en tant que façon de penser les débats intimes ou relationnels de tout humain.
Le titre de l'ouvrage annonce un prolongement des travaux présentés par O. Flournoy en 1990, 1991 et 1994 à propos de la « jouissance du dit ». Cette notion revient comme un « leitmotiv », une sorte de phrase musicale riche de sens profond, tout au long du présent travail. L'aspect pulsionnel de ce concept est ici mis en avant et étudié à différents moments de la cure et des aléas transféro