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Les rapports d'André Beetschen et de Claude Janin (2003) posent des questions essentielles sur les rapports entre honte et culpabilité. Enrichis des réflexions et des discussions tenues au cours du Congrès, les apports de Beetschen et de Janin constituent non seulement un approfondissement précieux des assises théoriques promettant de mieux comprendre la culpabilité, mais aussi un ensemble de propositions théoriques qui jettent les bases d'une véritable « métapsychologie de la honte », comme l'a suggéré Janin (30 mai 2003). Malgré le fait que le rapport entre honte et culpabilité ait été au coeur des discussions, le statut de ces deux affects, sur le plan structural, est demeuré au second plan.
En effet, au-delà des similitudes entre honte et culpabilité et des niveaux parfois complexes de différenciations qui ont été dégagés entre ces affects au cours des discussions, et bien que plusieurs propositions, à la suite de Janin, visaient à situer la honte par rapport à la culpabilité sur le plan développemental, la discussion a peu permis d'approfondir les liens entre honte et culpabilité sur le plan structural. Néanmoins, tant dans les rapports, les textes prépubliés que lors des échanges en cours de congrès, différentes conceptions associant instances psychiques, honte et culpabilité parcouraient les échanges en filigrane. Par exemple, Beetschen, en parlant de culpabilité, a fait référence au sur-moi comme d'une formation réactionnelle, tout en poursuivant avec l'idée d'un « sur-moi bienveillant ». Janin, quant à lui, a parlé d'une honte (primaire) troquée contre la culpabilité et qui serait à lier à l'écart entre le Moi et le Moi idéal. Merot suggéra que la honte reliée à l'Idéal du Moi devait être différenciée d'une honte liée au Moi idéal.