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À l'évidence suivre à la télévision nombre de compétitions sportives (ou de « jeux » télévisés) n'incline guère à trouver un sens à ce rapprochement.
Sans se livrer à des acrobaties risquées il semble cependant que l'on puisse dégager, au prix d'innombrables réserves, quelques éléments communs entre le jeu et l'humour et relever des points de passage de l'un à l'autre ; les travaux psychanalytiques en français sur l'humour sont riches et les points de vue très variés, soulignant les facettes de ce qui représente pour nous une façon d'être, d'affronter les … « imprévus » (?) de l'existence, davantage qu'une réponse fortuite et occasionnelle propre au mot d'esprit.
Nous ne retiendrons de l'humour que les aspects qui corroborent notre propos en négligeant nombre d'entre eux et sans définir ce qui différencie l'humour, parfois à grand'peine, du mot d'esprit, de l'humour noir (si cher aux adolescents), de l'ironie, de la dérision.
L'humour, « ce don précieux et rare auquel tout le monde n'est pas apte, même pour le goûter »1, ne s'acquiert plus guère après l'adolescence (sauf à se révéler au décours d'une analyse, il s'agit souvent alors d'une transformation de l'ironie ou de la dérision en humour, mais cela est une autre histoire…) ; ne pourrait-on en dire autant de l'« esprit de jeu » envisagé sous deux de ses composantes – le plaisir de jouer pour le plaisir et son complément, la gratuité ?