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Dans « Les deux principes du cours des événements psychiques » (1911), Freud parle de « clivage » entre deux formes d'activité de pensée : « L'une soumise à l'épreuve de réalité, l'autre tournée vers le principe de plaisir. » Il ajoute : « C'est cela qu'on nomme la création de fantasmes qui commence déjà avec le jeu des enfants. » Le terme de clivage se rapporte au clivage fonctionnel qu'opère le Moi et qui permet à celui-ci de soustraire une partie de l'activité de pensée à la contrainte du principe de réalité, sans pour autant le nier. C'est ainsi sauvegarder une économie de plaisir sans que le Moi se sente contraint à se scinder en deux. Nous sommes loin du clivage qui s'exerce par exemple dans le comportement fétichique, où celui-ci permet à la pensée d'adhérer à deux systèmes contradictoires en évitant qu'ils se rencontrent et puissent s'opposer. Ils cheminent sur deux voies parallèles de sorte que la communication ne se fait pas entre les deux. Le déplacement s'opère sur un produit de substitution, le fétiche, déniant la perception du manque. Le fétichiste, lui, se passe du jeu. Le jeu, par contre, réduit les clivages et active le processus de symbolisation. Il conserve l'accès au principe de plaisir (se fait parfois lui-même objet de plaisir) et, par la fiction qu'il instaure, fonctionne à la fois comme différenciation et comme pont entre deux systèmes de pensée.
Pour Freud, la sexualité infantile s'étaye sur une fonction physiologique nécessaire à la vie (ajout de 1914 aux Trois essais : « Elle ne connaît pas encore d'objet sexuel, elle est auto-érotique » (il y reviendra par la suite). Par ailleurs, l'excitation sexuelle va naître aussi d'un phénomène particulier, la