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Après son dernier livre, La psychanalyse comme œuvre ouverte2, Antonino Ferro nous fait partager un autre de ses voyages dans le pays de la souffrance psychique.
Son nouvel ouvrage, Facteurs de maladie, facteurs de guérison, publié en Italie en mai 2002, nous permet de suivre de très près la pensée riche et créative de ce psychanalyste italien connu et apprécié au niveau international.
L'introduction de Florence Guignard nous permet de saisir davantage le chemin original de cet auteur et de mesurer la finesse et l'épaisseur de ses théories du processus analytique. Elle souligne qu'une « lecture superficielle du livre pourrait leurrer tous ceux qui se sont familiarisés avec ses ouvrages précédents et qui savent déjà qu'Antonino Ferro a fait fructifier les paramètres les plus féconds de la psychanalyse contemporaine ». Elle nous invite à rechercher chez lui les points d'écart et de ressemblance par rapport à notre pensée de la cure analytique. Elle souligne, à la fin de son introduction, une des particularités de Ferro : son attention constante pour des concepts (qu'on retrouve chez Freud, en partie chez M. Klein, mais surtout chez Bion) qui expriment l'importance d'un processus de transformation ; ces concepts « étudient les liens entre les liens ». Ils ne sont pas des « états psychiques », mais des « mouvements intra- et interpsychiques de transformation observables dans la cure analytique ». Ils « guideront le psychanalyste dans son évaluation de la qualité du langage émotionnel spécifique de toute expérience authentique dans le champ analytique (…) ».