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«Tout acte-symptôme tient lieu d'un rêve jamais rêvé, d'un drame en puissance… »1
Les comportements addictifs dans leur nature et leur fonction varient selon les sujets, leur histoire, leur organisation psychique et prennent selon les cas une place différente dans l'économie psychique en déterminant un rapport singulier et variable à la dépendance. L'addiction qui est l'expression la plus visible de cette dépendance se manifeste par une recherche éperdue d'un produit, d'une situation ou d'un objet consommé avec avidité.
Chez certains patients la consommation de différents types de substances toxiques ainsi que l'usage d'excitants alternant souvent avec celui de calmants, alcool, tabac, médicaments, etc., se trouvent au centre d'un mal-être identitaire diffus et constituent par leur caractère compulsif et irrépressible une sorte de néo-identité, une solution illusoire et paradoxale de restitution de l'identité qui portera la marque de cette aliénation. La boulimie, l'alcoolisme, le tabagisme et certaines formes de toxicomanie sont des « actes symptômes compulsifs à la frontière entre psyché et soma » qui font office de rempart contre l'indifférenciation et la perte d'identité, nous dit Joyce McDougall2. « Objets transitoires »3 plutôt qu'objets transitionnels, ils sont utilisés comme objets de substitution toujours à disposition, totalement maîtrisables, réalisant