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« La vérité n'est pas quelque chose qui serait là d'avance et qui serait à trouver, à découvrir, mais quelque chose qui est à créer et qui renonce à son nom en faveur d'un processus qui, en soi, n'a pas de fin. »
Le fonctionnement psychique de chaque être humain implique la mise en jeu simultanée et permanente de tous les niveaux d'organisation psychique tant primaires que secondaires. Par conséquent, la relation analytique de transfert et de contre-transfert, inhérente au processus psychanalytique, mettra nécessairement en interaction tous ces niveaux chez les deux protagonistes de la situation analytique. La spécificité de la « cure de parole » (talking cure) contribuant à la mise en mots de ce qui affleure à la conscience de l'analysant et de l'analyste, les conflits psychiques qui sont source de souffrance chez l'analysant ne sont pas sans avoir d'incidences sur le propre fonctionnement de l'analyste. Le processus analytique intéresse et mobilise donc, chez les deux partenaires du couple analytique, l'expression de leurs rejetons pulsionnels dans tous leurs états de liaison et de déliaison, d'intrication et de désintrication.
Ainsi, après avoir cherché à illustrer les enjeux auxquels l'analyste est confronté lors de l'engagement analytique et qui intéressent les multiples paramètres théorico-pratiques caractérisant le processus, je me propose d'examiner, à partir de la question de la souffrance et de la douleur psychique en lien avec la destructivité de l'appareil psychique, ce qui, du point de vueprocessuel, vient faire obstacle aux transformations attendues de la cure et fait craindre, à long terme, les vicissitudes de la réaction thérapeutique négative, comme l'analyse interminable.
Cela me conduira, à partir d'une évaluation des résistances et de la nature des angoisses qui les sous-tendent, à rappeler la différenciation qui doit être