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Après avoir lu le rapport de Thierry Bokanowski, j'ai pensé que j'étais la personne la moins adaptée pour le discuter, car je me sens très proche de sa pensée.
Il y a évidemment des différences entre sa façon de penser et la mienne, mais ce sont tout au plus des problèmes d'accent ou de langues analytiques.
Ce qui m'a frappé d'emblée, lorsque j'ai lu son travail, c'est qu'il a placé la psychanalyse à l'intérieur d'un processus de croissance, de développement qui n'est pas toujours linéaire.
À ce propos, je pense qu'il ne faut pas se lasser de souligner les césures que l'on trouve déjà dans la pensée de Freud, puis entre Freud et Klein, et ensuite entre Klein et Bion, qui sont revenus puiser à la source de la pensée freudienne.
Dans son texte, Thierry dresse un vaste panorama de la psychanalyse, qui va des orientations plus familières d'origine française aux théories du champ, à Ferenczi.
Peut-être aurait-il pu ajouter Ogden, avec son concept de tiers analytique, qui a des points de contacts avec Bleger et son concept de « noyau agglutiné », protagoniste évident des vicissitudes du champ psychanalytique.
Mon travail de discutant s'est un peu compliqué lorsque j'ai reçu le « Prolongement », parce que mon commentaire sur le travail de Thierry a été dès lors obligé d'affronter deux textes, le Rapport dans son entier, et le Prolongement qui en a été nécessairement fait.
Suivre un seul de ces textes me semblait impliquer une amputation par rapport à la richesse de l'auteur, c'est pourquoi je passerai d'un texte à l'autre, en supposant que tout le monde a lu la version longue du texte.