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La psychanalyse, à partir de l'œuvre de Freud, a toujours fait référence, de façon plus ou moins explicite, à une dimension processuelle : le processus psy-chanalytique, bien sûr, mais aussi un grand nombre de processus psychiques. Ces processus psychiques ont été reconnus, isolés, et même créés à partir des problèmes posés par le traitement et à partir de l'évidence de certains phéno-mènes que l'on pouvait remarquer dans le cours de l'analyse et lors de l'application de sa méthode.
Qu'entendons-nous par les mots « processus », « processuel », en eux-mêmes assez vagues ? Les psychanalystes courent-ils le risque d'attribuer au processus des significations si différentes qu'elles empêchent une compréhension réciproque ?
Lorsque l'on fait référence à des processus en psychanalyse, on rencontre d'emblée au moins deux niveaux de signification :
À un niveau clinique général, le processus psychanalytique est ce qui se développe au cours de l'analyse, à partir de la condition initiale jusqu'à la conclusion, souvent problématique ; ou encore pendant des parcours plus brefs et partiels, dans les limites d'une ou plusieurs séances.
Nous connaissons un certain nombre d'écrits fort consistants, consacrés au « processus psychanalytique », qui s'efforcent de fournir une image globale et le plus possible achevée de l'analyse. Je pense, par exemple, à des auteurs très différents : à Meltzer (1967), à Loch , à Peterfreund (1983), mais aussi