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Je remercie très vivement Dominique Scarfone pour sa lecture, à la fois intelligente et élégante, de mon rapport. Loin d'en souligner les limites, car tout écrit en a, il s'est fait l'écho de ma façon de voir les choses, réussissant à poser des questions aussi importantes que stimulantes. Bref, mon travail lui a plu, à commencer par son titre. Je vais commenter brièvement son discours, en sui-vant point par point ses argumentations
a) Le mot processus soulève des difficultés, surtout si nous imaginons le processus analytique comme un développement quasi automatique, allant de soi, de manière presque fatale. L'infinitif procéder de mon titre souligne au con-traire l'activité, quelque chose comme une action de l'analyste, et du patient aussi, qui contraste avec la passivité qui était recommandée à l'analyste et qui correspond à une fausse idée de l'attitude technique freudienne. D'ailleurs, si l'on s'en tient aux témoignages de ses patients, la passivité et l'inertie étaient loin d'être des caractéristiques de Freud lorsqu'il travaillait.
Dans la langue française comme dans la langue italienne, la parenté, et même l'homophonie, entre procéder et procédé, entre processus et procédé, est évidente. Quant au mot Verfaren, « procédé », il signifie « façon d'agir finalisée » et il a une signification technico-méthodologique, apparentée à « méthode », mot par lequel on le traduit souvent.
b) Dominique Scarfone remarque fort justement un certain radicalisme dans mon travail : une fois que j'ai choisi le terrain de l'analogie-métaphore-similitude, je l'explore et je le suis avec fermeté. Mais cela n'est pas dû au fait que j'ai été saisi par le « démon de l'analogie ». Disons plutôt que le démon de l'analogie se marie parfaitement avec la « sorcière métapsychologie », dont il me semble être l'instrument principal.