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Mon propos rassemble plusieurs projets d'intervention lors du Congrès et se déploiera en trois temps : deux interrogations cliniques sur ce qui peut faire crise dans le processus analytique, suivies d'une proposition plus épistémolo-gique : les crises du processus contribuent à éclairer la spécificité analytique et la possibilité d'en rendre compte épistémologiquement.
Lors des régressions suscitant des angoisses de mort psychique, où appa-raît une douleur insupportable d'exister et d'être en lien, l'analyste n'est pas seulement dans la position transférentielle d'un objet primaire non fiable, non contenant, intrusif et rejetant. Par ces déterminations négatives, il est vécu comme provocateur et meurtrier.
Il invite l'analysant à risquer sa parole, mais, pour qui n'a connu qu'une relation primaire où il n'y avait pas de place pour deux, cette invite est menace de mort, répétition de l'empiétement psychique de l'objet.
Le bon fonctionnement psychique de l'analyste exacerbe la détresse, car il fait mesurer, ou du moins pressentir, ce que serait vivre et non plus survivre ; mais, en investissant la pensée et en se proposant comme autre, l'analyste inter-dit paradoxalement au patient de penser et d'accéder à lui-même, car dans la répétition transférentielle il suscite le réveil de la terreur autour de laquelle se sont organisées les constructions défensives et les positions masochistes.