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Je suis très content qu'après un long silence les thèmes abordés par des précurseurs comme G. Pragier et S. Faure-Pragier (1990) en France, et M. G. Moran (1991) aux États-Unis, aient été repris aussi bien par J. Canestri que par F. Petrella dans leurs rapports respectifs au Congrès de 2004. À la suite de ces travaux, j'avais également été frappé par les rapprochements qu'un psy-chanalyste peut établir entre le comportement des systèmes complexes, relevant de la théorie du chaos déterministe, et le fonctionnement psychique tel que nous le rencontrons au cours du processus psychanalytique. Dans cette communication, j'aimerais examiner succinctement quelques rapprochements qui m'ont particulièrement frappé lorsqu'on compare les états de transition obser-vés au niveau du psychisme et les états de transition décrits dans les systèmes complexes. Je pense en particulier aux transitions entre narcissisme et relation d'objet, entre les différents degrés de tolérance à l'angoisse, ou encore entre position schizo-paranoïde et position dépressive.
Cependant, compte tenu du cadre limité qui m'est imparti, la place me manque pour présenter un rappel de quelques notions fondamentales propres aux systèmes complexes qui m'ont servi de référence, comme les notions d'at-tracteur étrange1 ou de paramètre de contrôle. De ce fait, ma contribution pourra paraître condensée à l'excès par rapport aux développements que j'ai pu y consacrer dans un article antérieur (J.-M. Quinodoz, 19972).