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Étant donné la polysémie de ces deux termes, on peut reconnaître trois acceptions possibles et différentes de la dialectique positif-négatif dans le cadre du processus analytique, parfois paradoxal par les recoupements de sens qui peuvent se déterminer entre eux.
Nous connaissons bien, par exemple, la valeur hautement positive de certaines négations à des fins de développement du processus analytique quand celles-ci constituent la première forme de représentation possible d'un contenu en élaboration.
Cependant, avec un esprit consciemment arbitraire, je choisis d'en individualiser trois acceptions principales et équivalentes sur la base de leur fréquence de citation dans les écrits psychanalytiques :
1 / celle qui est liée à négation, dénégation, refoulement, scission de perceptions et de représentations ;
2 / celle qui est liée aux développements de transferts positifs ou négatifs ;
3 / celle qui est liée au procédé technique de « placer » / « poser » (lat. ponere, duquel « positif ») ou « lever » / « soulever » / « enlever » de la part de l'analyste.
J'imagine que de nombreux collègues focaliseront leur rapport sur la première de ces acceptions ; j'apporterai donc une contribution synthétique sur les deux autres, qui ne me semblent pas moins importantes.
Une brève note clinique me permettra de mettre au clair ce à quoi je fais référence.
Lors du récent Congrès FEP d'Helsinki, une collègue a présenté à un groupe clinique le texte de quelques séances, rapportées avec une précision et une sincérité appréciables.