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Depuis le Congrès de la Fédération européenne qui s'est tenu, à Sorrento en 2003, et qui avait pour thème : la personne de l'analyste, on aurait pu croire que le sujet avait été pour un temps épuisé. Or les travaux en particulier de Petrella et de Bokanowski, et à sa manière aussi, celui de Canestri, nous montrent qu'il n'en est rien. Il est vrai que, à Sorrento comme à Milan, les instigateurs du thème ont été et sont les Société et Association italiennes, et apparemment le sujet de la « personne de l'analyste » leur tient à cŒur. Le terme qui revient dans les trois rapports est celui de la relation analyste/patient, sujet en analyse. Elle apparaît comme l'un des « piliers des processus psychanalytiques, et des processus psychiques » pour Petrella (2004). Elle me semble au cŒur des « théories implicites » de l'analyste pour Canestri (2004). Elle est, enfin, partie intégrale de la situation analytique et soulignée comme telle, il y a longtemps par Ferenczi, ainsi que nous le rappelle Bokanowski (2004).
Je me propose, dans le prolongement, en particulier, de son Rapport et au risque d'utiliser sans vergogne « un ton trop intimiste » comme a hésité à le faire Petrella, de traiter avec l'aide de ce dernier la question suivante : s'agit-il vraiment de « distinguer les processus psychiques que la psychanalyse a décrits, supposés, théorisés, avec ses conceptions et ses modèles, des processus qui naissent à cause de la présence de l'analyste et à l'intérieur de la situation analytique ? » Petrella propose (Petrella, 2004, p. 143) : « Le processus psychanalytique se développe dans la personne, entre deux personnes, [il concerne] tant les moments personnels que les moments impersonnels, inconscients (…) ces éléments appartiennent au fond de l'être… » Symétrie de la rencontre analytique, ou « promenade à deux où la patiente s'est sentie appuyée par son analyste »