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« Je commence à entrevoir ce que j'appellerais le “sujet profond” de mon livre. C'est, ce sera sans doute la rivalité du monde réel et de la représentation que nous nous en faisons. La manière dont le monde des apparences s'impose à nous et dont nous tentons d'imposer au monde extérieur notre interprétation particulière, fait le drame de notre vie. »
Si l'écriture représente un stade conclusif, tant dans le parcours de formation que dans l'activité de recherche, bien loin d'être une transcription syntaxiquement organisée d'une séquence d'événements et de pensées, le processus à travers lequel nous arrivons à produire l'écriture est tel qu'il parvient à transformer le processus même qui l'a engendré, qu'il s'agisse de la processualité du travail analytique dans la rédaction des matériaux cliniques ou qu'il s'agisse de l'élaboration d'aspects théoriques.
L'expression « mise en abyme » est une formule empruntée à l'héraldique qui définit un type de structure d'Œuvre littéraire. L'abyme est le cŒur de l'écu et l'on dit d'une figure qu'elle est mise en abyme lorsqu'elle occupe cette place au milieu du blason. C'est André Gide qui utilisa le premier cette locution en l'appliquant à une Œuvre d'art, texte ou tableau, mais dans un sens toutefois restrictif - à savoir, le procédé qui consiste, dans le premier écu, à en mettre un second plus petit et identique en abyme (Dallenbach, 1977). Ce que Gide exprime en ces termes : « J'aime assez qu'en une Œuvre d'art, on retrouve ainsi