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En lisant l'excellent rapport de T. Bokanowski, si bien fourni en lectures d'auteurs analytiques de divers pays, j'ai trouvé une mention à une notion de W. et M. Baranger, les bastions. Il m'a semblé utile de la développer car peut-être sa connaissance n'est-elle pas très répandue parmi nous. Il m'a paru complémentaire de commenter une autre notion, étudiée par M. Baranger, la mauvaise foi, plus ou moins proche du bastion, mais apparaissant sous une forme particulière1.
Pour les Baranger, la situation analytique est un champ dynamique créé entre l'analyste et le patient, couple inextricablement lié et complémentaire tant que dure le traitement. Les couples « naturels » (mère-fille, père-fille, marifemme…) tendent à la cristallisation tandis que la paire analytique tend à l'indéfinition et à la mobilité, la situation analytique étant, à chaque moment, orientée selon au moins trois configurations : le contrat de départ posant le cadre, le contenu manifeste ou apparent et le fantasme inconscient bipersonnel tissé de façon transféro-contre-transférentielle, objet de l'interprétation. Si l'analyse « se cristallise », par exemple si la structure se fixe en un modèle pèrefille, les interprétations deviennent répétitives et inopérantes et il n'y a point de progrès. Ce sera l'effet d'un entrelacement transféro-contre-transférentiel rigide et malheureux.
Pire encore, une mobilisation pathologique s'installe s'il y a passage à l'acte d'un côté ou de l'autre ou des deux, si l'analyste intervient dans la vie extérieure du patient, si celui-ci ne respecte pas le cadre et si cela est toléré et non interprété par l'analyste. Point d'agirs ni d'un côté ni de l'autre, mais porte ouverte et bienvenue aux fantasmes.