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La dynamique du transfert et du contre-transfert dans la psychanalyse des enfants nous renvoie au cŒur de la théorie et de la clinique psychanalytiques. S'il est vrai, comme le suggère Melanie Klein, qu'il faut chercher les racines du transfert dans l'expérience préverbale primitive de l'enfant et que les expériences préverbales ne peuvent se communiquer que dans le transfert, il est évident que la psychanalyse infantile constitue un parcours privilégié à l'intérieur duquel on peut identifier des épreuves et des moments particulièrement significatifs et importants.
Dans mon livre Un tempo per il dolore (Bolloti Boringhieri, 2002), j'ai intitulé l'un des chapitres consacrés à la psychanalyse infantile « Enfants dans la douleur : le grand espoir de l'analyse infantile », parce qu'il me semble que la psychanalyse des enfants représente un point vital de notre théorie, un point qui ouvre à la recherche et à l'approfondissement. Dans le rapport avec les enfants, on est toujours en contact avec des expériences nouvelles, significatives et imprévisibles. Un chemin privilégié pour s'approcher des niveaux les plus profonds de l'affectivité et de la pensée - ces niveaux primitifs qui ne peuvent être vécus et expérimentés que dans le transfert et le contretransfert, dans la pièce de l'analyse pleine de jeux, d'animaux, de papier pour dessiner, qui devient ainsi le lieu où, sous le regard attentif et sensible du psychanalyste, l'enfant peut se confronter avec ses peurs les plus profondes, avec les angoisses terribles qui l'amènent parfois à pleurer, désespéré, inconsolable.
L'enfant vit dans le transfert le passé-présent de ses relations avec les objets primaires et, en même temps, un nouveau rapport. Je pense à Emanuele,