You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Strachey avait clairement à l'esprit, après sa rencontre avec Freud, que le processus qui se développe chez le patient et ce qui en transpire ne peut être exprimé, mais qu'on peut quand même s'en servir. »
Dans la perspective développée par D. W. Winnicott, puis par Christopher Bollas, la notion de processus analytique implique une élaboration du vrai self, qui se révèle à lui-même grâce à des expériences nouvelles, dans un « environnement facilitant ». Le psychanalyste présente au patient des éléments - comme des aspects de sa personnalité - pouvant être utilisés à cette fin. Si cette élaboration du self a eu lieu dans la toute première enfance, un processus psychanalytique au sens de la névrose de transfert pourra s'engager plus tard. Cette conjoncture n'est pas fréquente dans la clinique contemporaine : en effet, on ne retrouve pas souvent un self capable de vivre l'instinct et d'en assumer toute la responsabilité. Ce serait une simplification, voire une incompréhension, que d'opposer un processus winnicottien, comprenant le jeu et le renoncement à l'interprétation de la part de l'analyste, auxquels s'ajouteraient une maternalisation excessive et un processus freudien donnant seul sa juste place à l'interprétation, au père et à la sexualité infantile2.
Les « Consultations thérapeutiques » de Winnicott nous apparaissent comme des métaphores du macroprocessus qui peut se développer dans les cures d'états limites. Lorsque Winnicott joue avec un enfant au squiggle, jeu symbolisant où chacun complète et transforme le dessin de l'autre, survient un