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Sur les chemins de nos trois rapporteurs je n'ai pas croisé d'enfants. Dans cette « marche en avant », Thierry Bokanowski « choisit de privilégier la métaphore du cheminement et du chemin créé par celui-ci, d'un parcours qui implique une avancée, d'une aventure qui suppose un voyage, dont le mouvement dans l'espace, relié au temps, témoigne de la qualité dynamique de l'expérience ». Jorge Canestri « privilégie le processus “à partir de quelque chose” au lieu d'accentuer le processus “vers quelque chose” et considère le processus comme un postulat essentiel pour que l'expérience de transformation et de changement ait lieu en analyse ». Fausto Petrella énonce qu' « il n'y a que la psychanalyse qui a prétendu répondre au Sphinx et le vaincre. Mais aujourd'hui, changer de chemin, éviter le rendez-vous avec le Sphinx et réussir à pacifier autrement les dieux peut paraître aussi une stratégie suffisante pour survivre… ».
Quels revigorants et enrichissants voyages nous ont-ils proposé ! Ce qui compte, c'est le voyage et non l'arrivée - et j'ai apprécié que celui-ci se présente plus en termes de résistance qu'en termes d'accomplissement. C'est dans cet état d'esprit que j'ai entrepris mon voyage.
S. Freud (1920), dans « De la psychogenèse d'un cas d'homosexualité féminine », nous propose la métaphore d'un voyage analytique en deux étapes : « La première comprend tous les préparatifs nécessaires, aujourd'hui si compliqués et si difficiles à accomplir, jusqu'à ce qu'on ait enfin pris son billet, mis le pied sur le quai et conquis sa place dans la voiture. On a maintenant le droit et la possibilité de partir en voyage pour le lointain pays, mais après tous ces travaux préliminaires on n'est pas encore là-bas, on ne s'est pas