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Il existe de nombreuses manières d'aborder la notion d'excitation dans le système nerveux central. L'interface entre le normal et le pathologique peut se situer par exemple dans la survenue d'une crise d'épilepsie, définie comme la décharge paroxystique et hypersynchrone d'un groupe de neurones. L'anomalie sous-jacente à une crise d'épilepsie est l'hyper-excitabilité du tissu nerveux, dont nous allons rappeler qu'il n'est pas uniquement constitué de neurones, provoquant la survenue épisodique des crises. Il revient ensuite au clinicien d'essayer d'identifier la cause de cette hyper-excitabilité, qui restera souvent inconnue, en particulier chez l'enfant, et disparaîtra à l'adolescence, permettant de parler d'immaturité cérébrale pour ces épilepsies essentielles. Immaturité masque ici la notion de seuil. Chacun d'entre nous peut faire une crise d'épilepsie si une stimulation adéquate nous est appliquée. Inversement, une cause organique peut être l'élément déclenchant, cicatrice secondaire à un traumatisme ou tumeur évolutive. Ici c'est une hyper-excitabilité produite par le processus pathologique. Quoi qu'il en soit, cela nous révèle par contraste l'une des propriétés essentielles du tissu nerveux, à savoir qu'il est intrinsèquement constitué de cellules excitables et que son principe même de fonctionnement repose sur la transmission d'une information d'une cellule à l'autre via un transfert d'excitation.
Les micro-courants électriques qui permettent la circulation de l'information au sein des neurones forment les ondes de l'électro-encéphalogramme (EEG) qui peuvent être enregistrées au niveau du scalp, et la définition légale de la mort repose sur la constatation de deux EEG plats à quatre heures d'intervalle. L'excitation, c'est la vie. Un autre exemple en est apporté par les expériences sur la formation du cortex visuel cérébral qui montrent qu'il existe