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Il n'y a pas de doute l'excitation est une notion qui parle au clinicien et d'autant plus qu'il est psychanalyste. N'est-elle pas le mode d'expression privilégié de cette énergie psychique décrite par Freud et qui, comme nous le rappellent Laplanche et Pontalis (1971), provient de stimuli, principalement internes, auxquels le sujet ne peut échapper par la fuite, contrairement aux stimuli externes ? C'est cette « somme d'excitation » ou « quantum d'affects » qui mobilise les chaînes associatives, autorise l'investissement des représentations, permet tout le jeu des déplacements, condensations, contre-investissements, désinvestissements ou surinvestissements, fondement de la vie psychique.
À l'inverse le pare-excitations protège l'appareil psychique des excitations venues de l'extérieur. Son effraction est une source de traumatismes quand elle déborde les capacités de l'appareil psychique d'en gérer les conséquences.
La notion d'excitation est ainsi indissociable de la métapsychologie freudienne et notamment du point de vue économique. Elle fait d'autant plus sens que cette circulation intra-psychique de l'excitation se reduplique aisément avec ce qu'on pourrait appeler une phénoménologie psycho-dynamique des interactions communes avec les relations d'objet. L'excitation est le moteur de l'investissement et donc de la vie. En excès elle menace l'appareil psychique qui doit s'en protéger avec l'aide d'objets externes (le holding) ou de défenses intra-psychiques. Insuffisante elle conduit au repli narcissique et au désinvestissement objectal.
Tout ce que nous venons de dire peut s'appliquer à la pulsion. L'excitation est étroitement liée à cette notion tout en étant plus large. Elle est toute à la fois