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Les positions freudiennes concernant l'excitabilité sont bien connues. Le texte de 1920 revient à plusieurs reprises sur l'assertion que le vivant a besoin d'être excité afin de rester en vie, tout autant qu'il a besoin d'être protégé, afin que les excitations venant de l'intérieur, comme de l'extérieur, n'effractent pas son tissu constitutif.
Mais tout en soulignant l'exigence d'un travail imposé au psychisme par la nécessité de transformer les poussées énergétiques venant du soma, ainsi que celles qui procèdent du monde extérieur, Freud affirme (1920, p. 26) peu savoir sur la nature et les modifications des processus d'excitation dans les systèmes psychiques. Il parle surtout de source, de but, de somme et de destin des quantités d'excitation (1915, p. 181), se référant aux investissements du Moi qui appauvrissent les investissements des objets ; aux investissements qui tiennent dans l'inconscient ; à la circulation des excitations dans l'appareil psychique et à ses empêchements. Il se réfère aussi aux modes de résistance et de protection contre les stimulations, causes d'excitations (Freud, 1920, p. 27).
On peut noter que le vivant étant en permanence potentiellement excitable, ce sont les liaisons possibles des excitations au niveau du mental dans des réseaux représentatifs imprégnés d'affects ou, par contre, leurs échecs qui vont déterminer le développement et le déroulement de la vie psychique.
Ces liaisons sont dépendantes de la force des charges intérieures/extérieures ; de l'intrication de l'érotisme et de la destructivité qu'assure le noyau du masochisme primaire ; de la solidité des défenses du Moi et de son système de pare-excitations.