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Dans ce travail je proposerai quelques réflexions à partir d'une situation clinique dans laquelle toute une phase du processus analytique fut caractérisée par la présence d'un état manifeste d'excitation sexuelle. J'essaierai ensuite de discuter de quelle manière cet état, considéré comme extrêmement problématique du point de vue de la technique et de la clinique, peut constituer, dans certaines conditions, un passage important dans la progression de la cure.
Tout d'abord j'évoquerai quelques remarques théoriques préalables pouvant aider à comprendre ma manière de procéder.
Le caractère problématique du discours sur la sexualité en psychanalyse dérive, en premier lieu, du fait qu'il se situe entre le biologique et le psychologique, dans un état de tension permanent entre les deux termes, tension pouvant être source, tour à tour, d'une poussée dynamique ou de confusion. En deuxième lieu, il est lié au fait que toute théorie de la sexualité en psychanalyse est étroitement liée à la théorie du fonctionnement psychique qui l'engendre.
La psychanalyse est fondée sur une série de théories corrélées qui en constituent le noyau central, à savoir les thèses fondamentales (Guttman, 1985). Ces thèses fondamentales sont organisées de manière différente au sein des différents systèmes théoriques constituant la psychanalyse contemporaine. La théorie de la sexualité fait naturellement partie de ce noyau central, et la place qu'elle y occupe définit, peut-être mieux que toute autre chose, les caractéristiques des différents systèmes.
Sans aller plus loin dans ce domaine, je souhaite cependant souligner, parmi les nombreuses distinctions possibles, celle qui est particulièrement adéquate à