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Dans ses deux derniers numéros de 2003, les 45 et 46, la revue Adolescence propose, en guise d'ouverture à chacun de ces tomes, deux longs articles, une sorte d'étude monographique, sur le processus de subjectivation à l'adolescence.
J'ai choisi de cibler mon analyse sur cette discussion dont le thème m'a paru d'emblée très intéressant mais qui a suscité ensuite chez moi quelques questions.
Jacques Goldberg et Philippe Givre analysent le concept de subjectivation à l'adolescence à la lumière des trois ouvrages récents que Raymond Cahn, François Richard et Bernard Penot ont publiés sur ce thème.
Dans leur premier article, Goldberg et Givre montrent les différentes conceptions de ces trois auteurs, leurs rapprochements et leurs différences.
Ces auteurs articulent leur discussion autour de quatre questions:
1 / Le concept de « sujet » peut-il être confondu avec d'autres champs du savoir, avec l'ontologie par exemple ?
2 / Qu'est-ce qui doit être « subjectivé » dans le processus de subjectivation ?
3 / Quelles relations existent entre subjectivation et culture ?
4 / Et enfin, quels sont les effets que ce concept de subjectivation induit sur la clinique de l'adolescent ?