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« L'analyste n'est vraiment fou que lorsqu'il prétend maintenir une image idéalisée qui lui est étrangère ou lorsqu'il entend sauver l'idéal du modèle analytique de la cure classique au détriment de la seule analyse digne de ce nom : l'écoute du discours latent et de sa communication verbalisée. Je soutiendrai que les modifications techniques éventuelles (passage de la position allongée à la position assise…) n'ont qu'un seul et unique but : maintenir le pouvoir d'une parole libératrice par l'interprétation. »
Comme le soulignent dans leur argument les rédacteurs de ce numéro de la Revue française de Psychanalyse, le débat sur « le face à face psychanalytique » répond à une exigence éthique à laquelle, en 2004, aucun psychanalyste cohérent ne doit se dérober. Ne serait-ce que devant l'état de fait actuel où un grand nombre de cures effectuées par des psychanalystes se déroulent dans le dispositif fauteuil/fauteuil. Ce débat est en effet devenu vital pour l'avenir de la psychanalyse, si l'on veut préserver sa vocation qui est avant tout de se donner les moyens d'offrir aux patients en difficulté qui nous demandent notre aide et nous accordent leur confiance les moyens de tirer le meilleur parti du travail que nous engageons avec eux.
Ce débat sur le travail analytique en face à face se situe dans le prolongement d'une réflexion déjà largement engagée au cours de laquelle s'est