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« S'il nous fallait élaborer une théorie positive de l'indication de face à face psychanalytique, n'est-ce pas en cherchant à penser la multiplicité et la diversité des valences de l'excitation induite par le “vu” autrement que par l'entendu ? »2
Dans la disposition en face à face, une des différences avec le dispositif divan-fauteuil est l'appui du patient sur le regard de l'analyste. Voir et être vu et son soubassement pulsionnel, le couple voyeurisme-exhibitionnisme, différencient cet aménagement du cadre de l'analyse classique et de son dispositif divan-fauteuil, où tout ne se joue que dans la parole, coupée du visuel-sensoriel.
Quelles raisons peuvent inciter l'analyste à poser l'indication d'un traitement en face à face dans une situation donnée ? Nous pouvons aborder cette question du point de vue des capacités régressives du patient qui vient nous voir, réservant l'indication du face à face à des patients ayant des capacités régressives restreintes. Tel est le cas des patients somatiques, chez qui il faut toujours faire la part de la régression et de la désorganisation : le face à face demande moins de capacités régressives chez ces patients et les expose moins à un risque de débordement de leur fonctionnement mental entraînant une mise en jeu du corps. Ce serait le cas des patients somatiques, mais aussi de certains patients « non névrotiques »3 dominés par une problématique limite majeure, les névroses actuelles, les comportements addictifs. Le face à face est aussi pour moi le dispositif privilégié pour des patients présentant des aspects psychotiques importants.
Voici quelques notes sur le traitement de Victoire.