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Les textes proposés dans ce numéro ont été présentés le 6 avril 2002 au Collège de France, à l'occasion d'une journée scientifique organisée par l'École doctorale de recherche en psychanalyse et le Laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France, sur le thème : « Anthropologie et sexualité : questions à la psychanalyse ». L'interrogation sur la pertinence de l'articulation des concepts spécifiques de chacune des disciplines que sont l'anthropologie et la psychanalyse apparaît comme un leitmotiv chez les différents auteurs.
Les Journées scientifiques du IVe Groupe (le 1er juin 2002) ont fait l'objet de débats autour des écrits sur les mythes de Jean-Paul Valabrega : Les mythes, conteurs de l'inconscient, questions d'origine et de fin, et de Sophie de Mijolla-Mellor : Le besoin de savoir, théories et systèmes magico-sexuels dans l'enfance.
Il est difficile et réducteur de rendre compte d'un recueil d'articles qui traite d'un aussi vaste débat et porte sur des travaux de chercheurs dont les rencontres, les imprégnations réciproques, les controverses alimentent une réflexion qui s'étend sur de longues années.
D'un côté l'aphorisme de Freud « La théorie des pulsions est notre mythologie » et de l'autre l'insertion de la psychanalyse dans l'anthropologie campent l'universelle discussion des relations de l'individuel et du collectif. La perspective interdisciplinaire des champs psychanalytique, anthropologique, ethnologique, sociologique, et l'exploration ou exploitation dans chaque spécialité des fondements des autres disciplines constituent une démarche heuristique qui atteste pour Sophie de Mijolla-Major, dans son avant-propos, « la possibilité d'un dépassement de l'opposition triviale entre individuel et collectif ».
Certes, il existe une intelligibilité du mythe qui met en tension la diversité dramatique des mythes et l'analogie de leur structure. Pour Platon, c'est davantage une traduction de l'opinion qu'une certitude scientifique. L'interprétation des mythes p