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Je souhaiterais défendre l'idée que le tiers analytique, à l'intérieur du cadre et des règles rigoureuses qui sont nôtres, est un attracteur qui organise une dynamique de dégagement de l'identification primaire. L'analyste n'incarne pas seulement l'attracteur Œdipien paternel si bien nommé par M. Ody, il doit pouvoir et savoir se situer en tant qu'attracteur dans toutes les places de la triangulation Œdipienne et hors de cette place, afin d'en relancer le mouvement. Car si l'Œdipe manque rarement chez nos patients en analyse, c'est souvent sa complexe et conflictuelle dynamique de désir et d'identification qui s'est arrêtée. Pour soutenir ce point de vue, le nuancer et éventuellement le contredire, et aussi pour répondre au riche argument des rédacteurs de ce numéro, je vais donc résumer et illustrer en quelques points théorico-cliniques le chemin suivi par une patiente pour se dégager d'une identification primaire inconsciente à sa mère morte depuis très longtemps, pour finalement commencer de retrouver, quatre ans plus tard, sa mère vivante en elle. Un tel chemin de dégagement de l'identification primaire engage nécessairement massivement la fonction tierce, dont je voudrais souligner la diversité.
Je suis de l'avis d'André Green lorsqu'il propose une théorie de la triangulation généralisée à tiers substituable. Dès lors, comment articuler ce principe général à notre travail analytique ? Quid du tiers substituable analytique ?
La topique du transfert doit pouvoir couvrir toute la gamme des positions objectales. L'analyste doit pouvoir incarner dans le silence et la parole une quadruple position d'attracteur.
1 / Il incarne l'objet primaire ajusté dans le continuum hallucinatoire de transfert. L'analyste pense et ressent la même chose que son patient et si, à ce moment-là, il en dit quelque chose, le patient répond : « j'y pensais à l'instant ! »
2 / l'analyste est aussi le double narcissique nécessaire à l'élaboration de la réflexivité de l'analysant : le patient s