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Le séminaire de Lacan de l'année scolaire 1962-1963, publié en 2004 par Jacques-Alain Miller, montre un Lacan étonnamment amène envers ses adversaires habituels de la SPP et de l'API. Il présente le colloque tenu en 1960 à l'hôpital de Bonneval2, et qui a été la dernière discussion globale entre son mouvement et la SPP, comme le point de départ de sa réflexion sur l'angoisse3. Il lit ce qui se publie dans la Revue française de Psychanalyse, fait l'éloge de Béla Grunberger4 et celui de Maurice Bouvet5, après l'avoir critiqué6. Conrad Stein7, alors déjà membre titulaire de la SPP, et André Green8, encore membre adhérent, jouent un rôle actif dans ce séminaire, de même que Piera Aulagnier, François Perrier et Wladimir Granoff9, qui vont quitter son mou-vement peu de temps après. Il lit aussi l'International Journal of Psychoanaly-sis et, malgré ses sarcasmes, voit l'importance des travaux sur le contre-transfert de Margaret Little10 et de Lucia Tower11. On peut lier cette atténuation relative, et provisoire, du ton polémique habituel de Lacan au fait que son groupe, la « Société française de psychanalyse », a été accepté comme